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Bureau Etude Acoustique IDF

Bureau d’étude acoustique environnement en Île-de-France

Mesure d’émergence, qualification du bruit et préconisations pour les exploitants, gestionnaires et syndics confrontés à une plainte, à un contrôle ou à un projet.

  • Distinction nette entre bruit de comportement et bruit d’activité
  • Émergence mesurée et calculée selon la norme NF S 31-010
  • Rapport utilisable en cas de plainte ou de contrôle

Appeler le 0189314316

Demande d’étude ou de devis

Projets professionnels : exploitants, maîtres d’ouvrage, gestionnaires, syndics.

Le bruit de voisinage en Île-de-France

Source : Bruitparif, enquête Crédoc de novembre 2021.

56 %

des Franciliens gênés par le bruit à leur domicile (enquête Crédoc / Bruitparif, novembre 2021, 3 074 personnes)

30 %

citent d’abord la circulation routière, 25 % les voisins

33 %

des Parisiens se plaignent du bruit lié aux bars et restaurants (même enquête)

5 / 3 dB(A)

Émergence maximale de jour / de nuit pour une activité professionnelle

Quel texte pour quel bruit ?

Quel texte pour quel bruit
Bruit en cause Texte Mode de preuve
Comportement : cris, rires, musique de clients, bruits de voisinage ordinaires Article R.1336-5 du code de la santé publique Constat à l’oreille par les agents compétents, sans mesure
Activité professionnelle, sportive, culturelle ou de loisirs : commerce, bar, atelier, équipement technique Articles R.1336-6 à R.1336-9 du code de la santé publique Émergence : 5 dB(A) le jour, 3 dB(A) la nuit, plus un terme correctif
Lieu diffusant des sons amplifiés Articles R.571-25 à R.571-30 du code de l’environnement Plafonds de niveau, EINS : voir notre page EINS
Chantier Article R.1336-10 du code de la santé publique Précautions et conditions fixées : voir chantiers
Installation classée Arrêté du 23 janvier 1997 ou arrêté de la rubrique Limites en limite de propriété et émergence en ZER : voir ICPE

Quelles activités sont visées ?

La fiche JURIBRUIT B2 du CIDB distingue les activités selon leur caractère bruyant.

Peu bruyantes par nature

Établissements tertiaires, manifestations culturelles et de loisirs, petits commerces et ateliers utilisant du matériel peu bruyant, restaurants traditionnels selon la jurisprudence citée par la fiche JURIBRUIT B2.

Réputées bruyantes (L.571-6)

Activités artisanales, industrielles ou commerciales non classées (bars, restaurants, boulangeries, ateliers, transporteurs), activités sportives et de plein air bruyantes, sports mécaniques, chantiers, lieux musicaux.

Et les arrêtés locaux

Un maire ou un préfet peut encadrer certaines activités par arrêté et abaisser les seuils d’ambiant. Les horaires de bricolage ou de chantier varient d’un territoire à l’autre.

Notre déroulé

  1. 1

    Qualifier le bruit

    Comportement ou activité ? Le régime et la preuve en dépendent.

  2. 2

    Mesurer

    Bruit résiduel et bruit ambiant au point où se plaint le voisin, aux créneaux de fonctionnement, selon la norme NF S 31-010.

  3. 3

    Calculer

    Émergence, terme correctif selon la durée cumulée, comparaison au plafond de jour ou de nuit.

  4. 4

    Traiter

    Sources dominantes, trajets de propagation, solutions classées par gain. Rapport utilisable face à une plainte, un contrôle ou un tribunal.

Par secteur

Le texte applicable dépend aussi de l’activité.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre R.1336-5 et R.1336-6 ?

L’article R.1336-5 vise le bruit de comportement : les autorités constatent à l’oreille qu’un bruit gêne par sa durée, son intensité ou sa répétition, sans mesure. Les articles R.1336-6 à R.1336-9 visent les activités professionnelles et fonctionnent par émergence mesurée. Pour des clients de terrasse, la Cour de cassation (8 mars 2016 n° 15-83.503 ; 14 janvier 2020 n° 19-82.085) retient le bruit de comportement, sans mesure acoustique.

Comment se calcule l’émergence ?

C’est la différence entre le bruit ambiant, qui inclut le bruit particulier en cause, et le bruit résiduel, soit l’ensemble des bruits habituels sans lui. Le plafond est de 5 dB(A) le jour (7 h – 22 h) et de 3 dB(A) la nuit (22 h – 7 h), augmenté d’un terme correctif qui décroît quand la durée cumulée du bruit augmente : par exemple 5 pour une durée de 1 à 5 minutes et 1 pour 4 à 8 heures.

À partir de quel niveau l’émergence est-elle recherchée ?

Seulement si le bruit ambiant dépasse 25 dB(A) à l’intérieur des pièces principales d’un logement, ou 30 dB(A) dans les autres cas. En dessous, l’émergence n’est pas recherchée. Le préfet ou le maire peut abaisser ces limites par arrêté.

Que risque un exploitant ?

Une contravention de 5e classe, jusqu’à 1 500 euros (R.1337-6). Des mesures administratives sont possibles : amende jusqu’à 15 000 euros et astreinte journalière jusqu’à 1 500 euros, consignation, exécution d’office ou suspension de l’activité. Les peines complémentaires peuvent inclure des travaux d’insonorisation sous astreinte.

Comment se mesure le bruit ?

Selon l’arrêté du 5 décembre 2006 et la norme NF S 31-010. La mesure sépare ambiant et résiduel, aux points et aux créneaux où le plaignant est exposé.

Travaillez-vous pour des particuliers en conflit de voisinage ?

Pas pour un conflit de voisinage ordinaire. Nos études s’adressent aux professionnels : exploitants, gestionnaires, syndics, maîtres d’ouvrage, collectivités. Elles couvrent aussi les projets de pompe à chaleur ou de climatisation (voir l’étude acoustique de pompe à chaleur) et les logements neufs (voir l’acoustique du bâtiment).

Une plainte ou un contrôle en cours ?

Décrivez l’activité, l’adresse et la plainte. Nous qualifions le régime applicable et la mesure à faire.

Appeler le 0189314316